Les vacances à Mahdia, le joyaux de la Tunisie!

Mahdia, la ville écrin

 

Dans quelle ville de Tunisie trouve-t-on rassemblés, comme dans un mouchoir, ruines monumentales et barques multicolores, mosquée millénaire et forteresse de pirates, tissage d'or et de soie halle aux poissons, minarets ottomans et cafés de pêcheurs ? à Mahdia.
Médina bâtie à fleur de rocher sur une minuscule presqu'île, Mahdia fut d'abord une citadelle interdite, première capitale de la dynastie des califes fatimides, avant d'être abandonnée au profit du Caire. Elle devint alors un port comme tant d'autres sur le pourtour méditerranéen, ouvert à toutes les conquêtes et toutes les influences. Normands de Sicile, chevaliers de Malte, Génois et Espagnols l'ont marquée de leur empreintes.

     L'ancienne capitale des Fatimides vit aujourd'hui au rythme de la pêche. Comment oublier ce passé singulier lorsqu'on visite l'ancienne ville ? On tourne le dos au port de pêche, le deuxième du pays, pour se trouver face à l'imposante Skifa Kahla, la " porte noire " de l'ancienne citadelle . On en franchit le long vestibule, oppressé par l'étroite voûte de pierre, et quelques enjambées plus loin, la place du Caire étale sa nonchalance toute méditerranéenne sous un toit de verdure. On contourne la masse austère de la grande Mosquée, reconstituée sur le plan de l'édifice fatimide, et l'on aperçoit, glissant au pied des rochers sur une mer de saphir, de simples barques de pêcheurs qui évoquent aussi bien Malte. Et à la pointe extrême, entre la forteresse turque et la porte des conquêtes, orgueilleuse ruine dressée dans l'eau, s'étend l'émouvant cimetière marin, des femmes y reposent, ensevelies selon la tradition dans l'habit de soie, or et argent de leur mariage.
 

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L’épopée de mahdia

Quand en 912, Obeid Allah El Mahdi,
S’éloignant de Kairouan, décida de choisir la capitale de la nouvelle dynastie des Fatimides, il attendit que ses astrologues aient lu dans les étoiles la domination du signe du lion, symbole de puissance, pour désigner le site de Cap Africa, ancien comptoir carthaginois formant une presqu’île inexpugnable, et lui donner son nom Mahdia, il fit construire des fortifications autour de la ville et aménagea, à l’endroit les plus étroit de la presqu’île, un accès que commande une imposante porte dénommée la Skiffa El Kahla (Le porche obscur). La ville refermait alors, outre le fief du prince Fatimide et son palais, la Grande Mosquée, l’Administration et les boutiques d’artisans. Ces derniers, tisserands, ferroniers, joailliers et commerçants étaient contraints à habiter Zouila, faubourg aménagé sur le contient, créant ainsi une cité bipolaire qui connut une vie intellectuelle et artistique remarquable.
Mais les Fatimides, affaiblis par les révoltes et les soulèvements internes, choisirent de fuir en Egypte et d’y fonder le Caire en 973, tandis que Mahdia, dirigée désormais par les Zirides, fut le théâtre d’épopées avec les incursions des Normands de Sicile, des Génois et des Chevaliers de Malte, jusqu’aux dynasties Hafside (1234), Mouradite (1612) puis Husseinite (1705) qui lui assurèrent sa stabilité et un repeuplement successif d’andalous et d’anatoliens, enrichissant ses cultures et ses traditions.

Traditions

Au cours du marché hebdomadaire (le Vendredi), la Skiffa El Kahla se transforme en une véritable caverne d’Ali Baba, digne des Mille et une nuits, car les vieilles tisseuses, brodeuses, et couturières y exposent pour la vente, de très beaux costumes traditionnels, y étalent soierie et dorures, tadis qu’un véritable marché de l’or en bijoux s’y pratique. A ce titre, le costume traditionnel féminin de Mahdia est, sans conteste, le plus riche de Tunisie, tant l’éclat de la soie aux couleurs vives le dispute aux broderies en fil d’or.

 

Les splendeurs de Mahdia

A Mahdia, la décoration des intérieurs des habitations est un véritable culte, où le « Dar » est une authentique œuvre d’art. Dans les plus riches demeures, en particulier à la Rue des Hamza, qui regroupe une douzaine de très belles maisons construites au siècle dernier par les membres d’une même famille, les deux tiers du mur du Majless ou pièce principale, sont recouvert de tisse brodé. Les étagères en bois peintes de couleurs vives portent une multitude de poteries fines, de lances parfums en verre soufflé aux couleurs délicates, de miroirs anciens aux cadres dorés, tandis que la partie supérieure des murs est décorée de peintures. La corniche et le plafond sont, eux, peints de motifs floraux.
 

Le Trésor de Mahdia

« Au large de Mahdia, à quelques kilomètres au Nord-Est de cette ville prestigieuse, des pêcheurs d’éponges signalèrent en 1907 la présence d’objets antiques submergés. Le gisement contenait des colonnes, des chapiteaux ; les fouilles ont permis de constater qu’il s’agissait en fait de tout un bateau chargé d’objets d’art pour la construction d’un édifice somptueux… quelle riche cargaison ! Outre les colonnes, des chapiteaux, et de superbes cratères en marbre, on a retiré des chefs d’œuvre en bronze, tels que l’Agar, l’Eros Citharède, l’Hermès de Dionysos, la Naine dansante, la Course du Satire… et des sculptures en marbre, comme ce buste d’Aphrodite d’une beauté tout à fait divine. » (Mohamed Fantar)
 

La méditerranée à Mahdia

Mahdia, c’est aussi le charme particulier des villes maritimes ; son port de pêche est l’un des plus important de Tunisie, spécialisé en particulier dans la sardine, pêchée à la lueur des lumparos, créant les soirs d’été, au départ des chalutiers un spectacle fascinant qui illumine la mer et le port séculaire de Mahdia de mille bougies. « C’est aux premières lueurs de la belle saison que le port paraît le plus animé, livré à la criée des poissonniers et à l’arrivée, par centaines et milliers de caisses, de la sardine, de l’anchois ou du saurel, pêchés en haute mer »
 

Le cimetière marin

« Le cimetière magique de Mahdia étend d’une rive à l’autre du promontoire, sa blancheur immaculée. Avec le jaune vif de son champs de marguerites au Printemps, les profondes silhouettes de remparts qui l’entourent, ou l’épave d’une barque sur la roche cendrée de la calanque voisine, ce cimetière marin procure, comme nulle part ailleurs, un apaisement, une détente spirituelle. »
 

Vacances à Mahdia

De Ksour Essaf à Chebba, s’étendent les plus belle plages de sable nacré de Tunisie et Mahdia en constitue le cœur, avec sa pléiade d’hôtels constellés d’étoiles et couronnées par les plus prestigieuses distinctions internationales pour la beauté de leur cachet architectural, véritable symbole d’ombre et de lumière. A cela s’ajoute les magnifiques espaces de jeux et de détente qui font de l’accueillante Mahdia une incomparable destination de vacances.