Mahdia, ville écrin

 

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Mer de saphir et plages de sable blanc,

Jasmin et bouquets de fell embaumant l’âme orientale,

Souvenirs brûlants des longues nuits d’alcôves ancestrales.

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Riches demeures et fiefs de grands seigneurs,

Où se mêlent or, broderie et délicates couleurs.

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Histoire mouvementée, civilisations éphémères.

Blancheur immaculée d’un cimetière magique,

Jaune lumineux d’un champ de marguerites,

Epave d’une barque sur une roche cendrée,

Pleureuse, amoureux, visiteurs de marabouts vénérés.

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Mosquée millénaire et forteresse de pirates,

Tissage d’or et de soie, halle aux poissons,

Minarets ottomans et cafés de pêcheurs,

Skifa Kahla et Borj Erras,

Ruines monumentales mais ruines orgueilleuses,

Ce passé est si singulier qu’il ne peut être oublié.

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Voiles blancs des femmes dans l’enceinte de la Skifa,

Vieilles tisseuses, brodeuses, couturières,

Et doigts de fées brodant les fils d’or et d’argent.

Spectacle fascinant créé les nuits d’été,

Youyous sensuels des femmes tout au long des soirées.

Port résonnant des cris de pêcheurs,

Et nonchalance méditerranéenne sur la place du Caire.

Fraîcheur des brises marines,

Fraîcheur du thé mentholé dégusté au café des Grottes.

Beauté née de l’authenticité,

Charme d’un coeur antique que tu as gardé,

Presqu’île envoûtante, presqu’île fascinante,

Telle un rêve…

Rêve si mystérieux, rêve si troublant,

Rêve de magnificence.

Ô, Mahdia, ville écrin !

Chaque fois que j’avance, une histoire s’impose, un passé se dévoile.

Habiba BANNOUR 2nde 7