I.3- Pourquoi associer hydrogène et "PAC"?

Le temps de l'auto-électrique

La première alternative développée a été la voiture électrique – en version "pure" ou en version hybride –, dotée de batteries rechargeables. Ce domaine a connu des progrès significatifs grâce aux recherches qui ont été menés. Nombreux sont les véhicules sortis de cette filière et circulant aujourd'hui.

Il en existe environ 500, dans le monde, 115 stations-service en exploitation.

La voiture électrique s'est révélée particulièrement appropriée à la lutte contre la pollution en milieu urbain. Cette technologie se heurte cependant aux limites de son autonomie et à la lourdeur des opérations de recharge. Quand aux véhicules hybrides, ils sont certes intéressants, mais ils ne peuvent que diminuer – et non supprimer – la dépendance aux combustibles pétroliers.

Voiture fonctionnant avec de l'hydrogène liquide

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Virage vers les PACs

Dès lors, la pile à combustible (ou PAC) apparaît comme une alternative résolument séduisante par rapport aux accumulateurs de recharge. Son principe, qu'on connaît depuis des lustres, est presque trop beau pour être vrai 

De l'hydrogène, combiné à l'oxygène de l'air ambiant, produit du courant capable d'alimenter le moteur d'un véhicule.

Le résidu est de l'eau et un peu de chaleur… Taux d'émission théorique en CO2 et autres polluants nuisibles à l'environnement et à la santé : zéro. Ces piles cumulent d'autres avantages appréciables : haut rendement énergétique, absence de nuisance sonore, pas d'usure mécanique, grande autonomie, peu d'entretien (puisqu'aucune partie n'est en déplacement) et fonctionnement à basse température.

Au cours des années '90, l'impulsion donnée au développement des PACs, centrée principalement sur la filière automobile très impliquée dans ce mouvement, s'est ainsi considérablement amplifiée. En Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon, des programmes publics ont financé des contrats associant des organismes de recherche et des entreprises. Ainsi, à la fin de la décennie '90, les deux grands projets européens Fever (emmené par Renault et Volvo) et Hydro-Gen (PSA-Peugeot-Citroën) ont débouché sur la présentation des premières "voitures-prototypes à PAC", dotées de performances routières convaincantes. Parallèlement, DaimlerChrysler et Opel-GM ont également élaboré leur programme intensif de démonstration avec leurs modèles respectifs Necar et HydroGen.

La sortie de ces prototypes a permis de démontrer que les potentialités de la filière PAC sont bien réelles. En même temps, ces réussites donnent à voir le "fossé" immense qui sépare un tel concept innovant de son application étendue. Car, dans les structures énergétiques actuelles de la société où le pétrole est roi, ces voitures de demain ne peuvent que rester des "curiosités" non commerciales. Une véritable mutation, beaucoup plus globale, est nécessaire si l'on veut donner à cette nouvelle génération de véhicules la moindre chance de pénétrer un jour le marché.

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INFOS CLES

Les chocs pétroliers des années 70 annonçaient les problématiques énergétiques liées à l'épuisement des ressources auquel le monde allait devoir faire face.

La pile à combustible a été reconnue par le protocole de Kyoto comme étant une solution d'avenir car ses ressources de base sont inépuisables. De plus, elle permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre...

2001: l'Agence internationale de l'Énergie prévoyait une augmentation de la demande d'énergie de 57% pour les 20 prochaines années.

2002: près de 90% de l'énergie consommée dans le monde provient de gisements de combustibles fossiles: pétrole (35%), gaz (21%), charbon (24%), et uranium (7%).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un écorché de voiture Necar 5