II.2-...mais des problèmes subsistent
La
pile à combustible n'est pas encore réellement disponible à l'usager. La
principale limite à laquelle se heurte son développement industriel est
son coût.
Au
sein même de la pile, le platine qui recouvre les
électrodes
reste le talon d’Achille de cette dernière. En effet, ce métal précieux est
très coûteux (30 000 à 40 000 euros/kg). Si on ajoute à cela des membranes
électrolytiques assez complexes on arrive à un prix de revient du
dispositif très élevé.
Aujourd'hui une pile coûte environ entre 6000 et 8000 euros/kW. Un effort important de recherche et développement reste donc à accomplir afin de rendre la technologie compatible avec les exigences des marchés visés.
Il est aussi essentiel d'augmenter les
performances actuelles des PACs, en particulier la durée de vie, la robustesse
(du cœur de la PAC) et la fiabilité surtout pour les
piles miniatures destinées aux objets nomades et communicants.

Le combustible d'une pile étant l'hydrogène, il
est impératif d'assurer la sûreté d'utilisation de systèmes PAC.
Aussi, une généralisation implique de
produire
de grandes quantités de dihydrogène, par exemple par hydrolyse de l’eau...
cette étape est tout particulièrement énergivore dans la mesure où elle
requiert une énergie primaire (comme le charbon, le pétrole, ou encore
l'électricité). Se pose alors la question de l'intérêt écologique...
De
plus, ce carburant a une énergie volumique très médiocre due à sa faible
densité, ce qui impose de le stocker à haute pression (jusqu’à 700 bars). Le
rendement des opérations successives d’électrolyse et de compression
nuit également fortement au rendement global.
Enfin, le développement des PACs étant en grande
partie motivé par la protection de l'environnement, il est indispensable d'en
contrôler l'impact sur celui-ci. Cela passe par
le choix judicieux de la filière de production du combustible mais aussi par
la prise en compte de l'ensemble du cycle de vie d'une PAC, notamment son
recyclage.
Mais la recherche avance très rapidement et on trouve déjà des solutions pour remplacer le platine et fabriquer des membranes de moins en moins chères. On parle déjà de piles à un prix plancher de 50 euros/kW.